La première vigilance : le repérage précoce
En Centre-Bretagne, comme ailleurs, la médecine générale joue un rôle clef pour repérer les situations relevant de soins palliatifs. Une étude du Ministère de la Santé indique qu’en France, 78% des situations de fin de vie débutent à domicile, mais seulement 27% bénéficient d’un accompagnement réellement coordonné (Ministère de la Santé). Le repérage précoce permet d’anticiper, d’éviter les ruptures et l’hospitalisation en urgence.
Les staffs de concertation
Coordonner signifie dialoguer. En Centre-Bretagne, les équipes utilisent des staffs hebdomadaires réunissant médecins, infirmiers, kinés, psychologues, assistantes sociales, coordinateurs du domicile et EMSP.
- Présenter les situations nouvelles
- Évaluer l’évolution de chaque accompagnement
- Anticiper les besoins matériels (lits médicalisés, oxygène, pompe à morphine…)
- Répartir les rôles et organiser la continuité de la présence
Quelques chiffres : sur le secteur Pontivy-Loudéac, ce sont près de 16 situations de soins palliatifs coordonnées chaque semaine en moyenne, selon l’EMSP du CHCB.
La place essentielle du dossier patient partagé
Ce dossier médical numérique, accessible aux différents professionnels autorisés, permet une transmission rapide des informations : traitements, antécédents, coordonnées des intervenants, protocoles personnalisés.
Depuis 2021, le « Dossier médical partagé » (DMP) est utilisé par les secteurs hospitaliers et ouverts aux libéraux volontaires. C’est un outil précieux, mais il reste perfectible : en zones rurales, tous les professionnels ne disposent pas du même accès informatique, et certains privilégient encore la transmission téléphonique ou carnets papier.
Les transmissions quotidiennes et les astreintes
La coordination vit aussi par les échanges informels : appels le matin pour faire le point, SMS la nuit s’il y a une alerte, visites croisées pour ajuster les traitements ou parler avec la famille.
Du côté des astreintes, la loi prévoit la disponibilité d’une équipe médicale 24h/24 pour les situations complexes (Art. L.1110-5 du Code de la Santé Publique). En Centre-Bretagne, l’astreinte est parfois assurée par plusieurs cabinets d’infirmiers ou grâce au réseau départemental « Pallia Breiz ».