En France, la question des réseaux de santé territoriaux prend tout son sens lorsqu’il s’agit d’accompagner la fin de vie à domicile. Mais que recouvre ce terme qui semble parfois abstrait ou administratif ? Derrière la notion de « réseau », il y a avant tout l’idée de relier, d’organiser et de fluidifier des parcours souvent complexes. Cela concerne autant les soignants que les patients et leurs proches.
Un réseau de santé territorial réunit des acteurs médicaux, paramédicaux, sociaux, associatifs, souvent répartis sur un même bassin de vie. Concrètement, ce sont les médecins traitants, les infirmiers libéraux, les aides à domicile, les équipes mobiles de soins palliatifs, les pharmaciens, les psychologues, les assistantes sociales, et bien sûr les hôpitaux, les EHPAD ou les cliniques de proximité.
L’objectif ? Mettre en commun connaissances, compétences et ressources pour garantir :
- La continuité du soin
- La prise en charge globale de la personne (médicale, sociale et psychologique)
- Un maintien à domicile qui respecte les souhaits du patient
- Un soutien efficace aux aidants
Selon la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs), près de 60 % des décès peuvent survenir à domicile si l’accompagnement est optimal, alors qu’en réalité, moins de 25 % des personnes finissent leur vie chez elles (SFAP). Les réseaux sont donc essentiels pour tendre vers cet idéal.