Lorsque la maladie grave s’invite dans une maison, elle bouleverse tout : rythme de vie, énergie, relations, travail, perceptions… Elle touche la personne malade, mais aussi, profondément et souvent silencieusement, ses proches.
Dans plus de 70 % des prises en charge en soins palliatifs à domicile (source : Observatoire National de la Fin de Vie, rapport 2023), ce sont les proches qui assurent l’essentiel de l’accompagnement. Épuisement, détresse émotionnelle, sentiment de solitude ou de culpabilité : les risques sont réels. Pourtant, demander de l’aide reste difficile, par pudeur ou sentiment d’obligation.
Un soutien psychologique précoce et accessible, directement au domicile, peut prévenir la rupture, l’épuisement, et aider à trouver un nouvel équilibre. Il s’agit d’une démarche de soin essentielle, à la fois pour l’entourage et, par ricochet, pour la personne malade. Il ne s’agit pas seulement de “tenir le coup”, mais bien de rester vivant, debout, relié aux autres, et capable d’accompagner dans la durée.